COMMENT LES NOURRIR ?

Publié le par mesange

 


Nous avons appris bien des choses sur internet et nous avons également tiré des conclusions de nos propres expériences. Il faut bien placer la nourriture au fond de la gorge de l’oiseau. Attention à ne pas pincer la langue de l’oiseau.

Attention à ne pas abimer leur bec lorsque les oisillons sont vraiment très très jeunes, le bec est tout mou. S’il n’ouvre pas le bec tout seul, l’aider un peu avec la pointe d’un couteau et lui donner un peu de jaune d’œuf et replacer l’oiseau au chaud, il a probablement besoin de chaleur et de sommeil.

Lorsqu’ils reçoivent leur première bequée, ils font instantanément demi tour, lèvent les fesses et sortent une crotte. Avec une pince à épiler, il faut leur ôter la crotte (miam…). Ils font leur crotte à chaque fois qu’on les nourris, soit toutes les 2 à 3 heures. Le matin, comme ils n’ont pas été nourris de la nuit, il y a des crottes au fond du nid, il faut donc refaire un nid propre en mettant un nouveau gant de toilette. Ils font ça pour que la maman (ou le papa !) prenne la crotte et l'enlève du nid. Ainsi, le nid reste toujours propre. Nous prenons donc une pince à épiler spéciale caca et une autre spéciale pour la nourriture. (attention à ne pas leur pincer les fesses) !

Comme on a plusieurs oisillons, il faut leur donner chacun la même quantité, mais il est difficile de faire la distinction entre eux ! Nous les nourrissons donc un par un : on en prend un, on lui donne une béquée pour qu’il fasse son caca. Une fois la chose faite, on lui redonne 2 / 3 bouchées pour le calmer un peu, et on le place sur un autre gant de toilette dans un bol. On passe vite au prochain et ainsi de suite, comme ça ils ont tous fait leur crotte et ensuite on peut les nourrir tous les uns à côté des autres. On trouve que le gant de toilette c’est pratique, ils ne glissent pas dessus, ils arrivent à s’accrocher mais ne se prennent pas les griffes dedans !


FREQUENCE DE NOURRISAGE : Toutes les 2 ou 3 heures, voir 4 heures si vraiment on ne peut pas faire autrement. Ne pas les nourrir la nuit, ils dorment, c’est leur cycle naturel. On commence le matin vers 7 ou 8 heures et le soir dernière béquée entre 21h et 22h.

COMPOSITION DE L’ALIMENTATION :

J’essaie de donner différents aliments pour qu’ils s’habituent à manger différentes choses qu’il pourra trouver ensuite dans la nature

- insectes « sauvages »:

Il faut toujours TUER les insectes juste avant de leur donner. Il ne faut pas qu’ils soient morts depuis trop longtemps (1h maxi je pense). S’ils remuent encore, ils peuvent endommager la trachée quand les oisillons sont encore tout petits.

Le mieux est d’aller chasser comme leur mère. De temps en tems j’essaie de leur donner des insectes. SURTOUT NE PAS DONNER DE GROSSES CHENILLES. Ces chenilles qui envahissent tout (les chenilles processionnaires) sont très urticantes. J’ai appris de ma grand-mère que seuls les coucous sont capables de mangers ces chenilles. Eviter donc toutes les chenilles qui ont des poils. Par contre les petites chenilles vertes sont indispensables pour les adultes en période de reproduction (lu sur internet). Je vois souvent les parents apporter ces petites chenilles vertes.

J’évite de leur donner des insectes trop gros ou avec une carapace trop épaisse (cloportes…). C’est rigolo de leur donner des araignées faucheuses ou des cousins, les pattes dépassent du bec ! Pour les plus grosses araignées, les couper en petit bout et ôter les crochets. J’ai essayé les gendarmes, apparemment ils ont du mal à passer. Par contre pour les fourmis, il en faut au moins 7 ou 8 pour faire une béquée ! C’est pas rentable …Pour les plus gros insectes (milles pattes, grosses mouches, grosses araignées…) je les coupe en plusieurs béquées. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de donner des guêpes, bourdons, abeilles …

 

- insectes « d’élevage » :

On les trouve dans les magasins de pêche, à Décathlon et des les grands hypermarchés au rayon pêche. Il faut les stocker dans le bas du frigo :
Les vers de farine. Il parait que c’est le mieux. Ces verres sont gros et on une carapace épaisse. Au début, je coupais la tête du vers et je tirais le jus (miam…) en leur donnant à la pince à épiler pour éviter que la carapace abime leur gorge. Lorsqu’ils commençaient à être plus robuste, je coupais ces vers en 4 (en écrasant la tête pour ne plus que les petites pattes gigotent) et leur donnais à la pince à épiler. Mais j'ai commis une erreur car la carapace est indigeste. Il aurait mieux fallu que je donne uniquement le jus du vers ou bien que je ramolisse la carapasse (en l'écrasant par exemple).
On trouve aussi des petits vers multicolore. J’ai l’impression que mes oiseaux adorent ça ! Je chope les asticots un par un et les place sur un sopalain pour qu’ils se roulent et se débarrassent ainsi de leur sciure. C’est important de ne pas donner la sciure aux oisillons. Ensuite je récupère chaque vers, le débarrasse éventuellement des restes de sciure, les écrasent un coup pour qu’ils remuent mois et les donne un par un aux oisillons.

Lorsque les oiseaux sont un peu plus grands, qu’ils savent voler, je leur donne les asticots vivants. Ils les picorent dans la soucoupe mais je remplace la sciure dans laquelle ils sont par de la poudre de graine spéciale oisillons que j’ai achetée, ainsi les asticots restent au sec (s’ils sont mouillés ils adhèrent mieux aux parois de la soucoupe et se sauvent…). J’ai remarqué que dans certaines crottes reste parfois un asticot entier, non digéré ! Est-ce parce que l’oiseau en question a mangé trop d’asticots et que son organisme n’a pas pu tout digérer ? j’ai surtout remarqué ça chez Papatte, c’est vrai qu’il est beaucoup nourri …

- les graines :

J’ai essayé de leur donner un peu de la « boule à mésange » lorsque leurs plumes étaient formées. Ce n’est pas évident, ce sont des petits grains secs et ils s’en mettaient partout. J’ai donc mixé une partie de la boule à mésange et je roulais les asticots dedans avant de leur donner. 

Quand ils ont des plumes, ils arrivent à picorer eux même les graines. Pour papatte, je lui fourre des pincées de poudre mélangée à des petites graines à mésange dans le bec avec la pince à épiler, ou bien je roule les asticots dedans.

- les autres aliments :

Jaune d’œuf. J’ai remarqué que c’était surtout bien pour les très petits oisillons, ceux qui n’ont pas encore de plumes. Il faut faire cuire l’œuf dur et ne donner que le jaune écrasé et refroidi aux oisillons avec une pince à épiler.

La mie de pain. A éviter absolument ! J’ai lu plusieurs fois sur internet que cela n’était pas bon du tout !

Les croquettes pour chat réhydratées. Essayer d’éviter celle qui ont un goût de poulet, faut pas qu’ils deviennent cannibales ! J’ai lu plusieurs fois sur internet que c’était une des meilleures nourritures de substitution.

Nourriture spéciale oiseaux. Je me méfie un peu des trucs chimiques mais on a quand même acheté une poudre spéciale pour les oisillons, composée de graines. Il parait qu’il faut leur donner sans les réhydrater, mais je vois pas comment ! J’ai essayé de leur donner la poudre sèche avec la pince à épiler mais ça se colle tout dans le bec et la moitié part à côté !

La mixture « Clairette ». On a trouvé un super moyen de les nourrir : Dans un mini hachoir, on met de notre poudre spéciale oisillons avec un peu de croquettes. On mixe le tout pour que ça donne une très très fine poudre. On humidifie légèrement le tout pour que ça fasse une pâte.
Nous avons commis l'erreur de faire cette pâtée trop dure. La texture doit être liquide lorsque les oisillons sont âgés de moins d'une semaine, texture "pâte à gauffre" lorsqu'ils ont 1 semaine jusqu'à 2 semaines. Texutre "pâte à gâteau" de 2 à 3 semaines ensuite on peut leur donner assez sèche. On bourre la pâte dans une seringue et le tour est joué ! Presser un peu la seringue, il sort un « asticot » de pâte et le mettre au fond de la gorge du piaf. La consistance doit être assez sèche sinon ils ont du mal à avaler : il faut que ça soit assez difficile de faire sortir la pâte de la seringue. Lorsque les oisillons commencent à voler, ils n’aiment plus trop ça.

- l’eau :

Faut il leur donner à boire ? J’ai lu sur internet qu’il fallait leur donner 1 goutte d’eau par jour. C’est vrai que quand on leur donne plus d’eau, leur crotte est très humide. Si la crotte est très peu humide donner de l’eau (au bout de la pince à épiler). Il faut faire très attention car ils peuvent mourir noyés si une goutte d’eau vient obstruer les petits trous qu’ils sont sur le bec pour respirer.

Lorsqu’ils sont grands je place une petite soucoupe d’eau dans la cage. Ils vont y boire touts seuls et parfois y échappent un asticot, s’en résulte une longue partie de pêche, c’est marrant !



QUELLE QUANTITE ?

Quand ils n’ont plus faim ils ferment le bec. Nous on leur donne environ 5 ou 6 asticots blancs (ou rose…), 2 verres de farine coupés en petit bouts (soit 8 béquées en tout) et 4 ou 5 « injection » de seringues. Je rappelle que la pâte qu’on met dans la seringue doit être assez sèche, il faut fortement appuyer sur la seringue pour que ça sorte, sinon la pâte reste collée dans le bec.

Donc ça fait en récapitulant une petite 20aine de bouchée par oiseau, toutes les 2 à 3 heures ! Lorsque je peux, je remplace deux ou 3 béquées par des vrais insectes fraîchement tués, voir qui bougent encore légèrement. Pour les petits insectes j’en mets plusieurs par béquée pour qu’ils sentent quelque chose !

 

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Publié dans Comment les nourrir

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J
bonjour merci pour ce partage<br /> par contre grosse erreur concernant les processionnaires<br /> je dis grosse car c'est vraiment le contraire voir le lien ici<br /> https://www.lamesangeverte.com/fr/38-la-mesange-redoutable-predatrice-de-la-chenille-processionnaire
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K
b
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L
Bonjour,<br /> Nous avons pu lire sur cette page de conseils que vous suggérez de nourrir avec des asticots : qu'ils soient vivants ou morts, les asticots présentent un réel danger pour la plupart des oiseaux<br /> (peu ou pas digestes, consommateurs de chair...). Nous conseillons vivement, en cas de découverte d'un oiseau sauvage, de s'adresser à la LPO de son département ou au centre de soins le plus<br /> proche.<br /> Le nourrissage et les soins aux oiseaux sont spécifiques à chaque espèces et à l'état de l'oiseau trouvé, ils ne peuvent donc pas faire l'objet de conseils généralistes, au risque d'aggraver l'état<br /> de l'oiseau. Merci d'en tenir compte. Bien cordialement, LPO Nord.
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E
Bonjour Claire,<br /> <br /> Bravo pour ce récit, très sympa et très intéressant. J'ai été très étonné par certaines similitudes avec mon expérience personnelle, notamment le coup du "1er envol" par la fenêtre, où moi aussi<br /> j'ai retrouvé mon piou piou comme un pauv' malheureux sur le trottoir devant ma porte d'escalier, 5 minutes plus tard, alors que tout content je l'avais vu s'envoler à tire d'aile vers le gros<br /> sapin en face !<br /> Ce n'était pas une mésange, je n'ai jamais su avec certitude son espèce (l'aspect du pipit, mais la taille d'une mésange), je l'avais trouvé à l'article de la mort (intérieur du bec livide quand il<br /> réclamait... mais dès le lendemain il avait retrouvé sa belle couleur rouge), à peu près au même âge que les vôtres, et il s'en est malgré tout sorti : Je l'ai relâché environ 5 ou 6 semaines plus<br /> tard, une fois qu'il a su voler parfaitement et picorer les vers tout seul ... je l'ai "abandonné" en pleine forêt ! (entre lui offrir une chance de faire sa vie dans la nature, ou finir dans un<br /> appart de 30 m2, j'ai opté pour la 1ere solution, même s'il n'a peut-être malheureusement pas survécu ... Mais j'aime à penser que ce n'est pas sûr !).<br /> Comme cela peut en intéresser certains, je vais vous indiquer comment je l'ai nourri : ce n'est surement pas très académique, et certains vont peut-être crier au scandale, mais en tous cas çà a<br /> très bien marché !<br /> Tout d'abord, j'ai dissous un cachet de "multivitamine Gold" Supradyne (22 vitamines, 9 mineraux ...) dans 1.5 litre d'eau minérale (pas d'eau du robinet, à cause du chlore). C'est évidemment<br /> beaucoup trop d'eau, mais cela permet d'éviter les surdosages vitaminiques (un dosage un peu anthropomorphique, mais bon, çà lui a convenu !). Cette eau vitaminée m'a servi pour l'humidification de<br /> sa nourriture, à savoir de la poudre d'insectes déshydratés, que l'on trouve dans toute bonne animalerie. Je pense que la différence notable avec des insectes "frais" est l'absence de certaines<br /> vitamines, d'où le point précédent. J'ai administré cette mixture, en consistance très liquide durant les premiers jours, à l'aide d'une micro seringue<br /> (sans aiguille évidemment) que vous pouvez trouver facilement en pharmacie. Je laissais le temps à l'oisillon de bien avaler entre chaque goutte. Effectivement, c'est très important de ne pas<br /> vouloir aller trop vite, 3 ou 4 gouttes d'un coup et je pense que vous l'étouffez. Je prenais soin de lui déposer en début de bec, et non pas au fond la gorge, toujours pour la même raison : lui<br /> permettre de déglutir lui-même. Après chaque goutte, j'attendais qu'il me représente sa bouche grande ouverte (ce qu'il faisait dès je lui remuais le bout de la seringue devant le nez). Tant qu'il<br /> me sollicitait, je le nourrissais. Dès qu'il était rassasié, d'un seul coup il retournait alors sa tête sur son dos, fermait les yeux et piquait un bon roupillon ... jusqu'au prochain repas 2<br /> heures plus tard. Après quelques jours de ce régime, il m'a semblé assez gros pour tenter l'alimentation au ver de farine entier et vivant, ce qui me paraissait une solution idéale puisque beaucoup<br /> plus proche de la réalité. Mais attention, j'ai constaté 2 tailles de vers de farine en animalerie : les petits et les très gros ! Dans votre expérience Claire, je me demande si vous n'avez pas<br /> trouvé uniquement les très gros ... Moi je lui donnais les très petits de la boite (10 mm de long), puis quelques jours plus tard les petits (15 mm) en entier, sans les tuer, et cela lui a<br /> manifestement très bien convenu. J'avoue que le fait qu'ils soient vivants ne m'a pas semblé spécialement dangereux pour la santé de l'oisillon : ayant vu de nombreuses fois des oiseaux avec un ver<br /> se tortillant dans la bouche, j'en avais déduit qu'ils les donnaient probablement vivants aux oisillons.<br /> L'étape suivante a été, quand il a su voler, de lui poser ces vers sur la table à coté de lui, même s'il continuait à réclamer le bec grand ouvert (le flemmard !). Il a vite compris qu'il fallait<br /> faire le boulot lui même et a picoré les vers très rapidement.<br /> Voilà, en espérant ainsi augmenter les chances d'autres citadins comme nous de réussir ce petit miracle, tellement fantastique pour celui qui aime les oiseaux ! De nombreux moments de rigolade et<br /> d'émerveillement en récompense... N'est-ce pas Claire?<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Emmanuel
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P
<br /> Bonjour,bravo à vous pour tout ce travail,j'aimerai savoir comment pouvez vous être sûr qu'au moment où vous les relâcher dans la nature elles seront trouver leurs nourritures.C'est une question à<br /> laquelle j'ai du mal à trouver une réponse.<br /> <br /> <br />
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